Du sous sol au produit; plusieurs étapes de transformation

À la suite de l’extraction du spodumène du sol, celui-ci doit être concentré, et puis transporté vers une usine de conversion. Présentement, une seule usine de production est en développement au Québec, soit l’usine de production de Nemaska Lithium située à Bécancour, afin de produire de l’hydroxyde de lithium. Autrement, le produit est acheminé vers la Chine, où la deuxième transformation peut avoir lieu.

Par la suite, le produit est acheté par des fabricants de batteries qui les vendront pour être utilisés en voiture, en stockage d’énergie, etc. La figure ci-dessous, incluse dans l’étude économique préliminaire de Winsome pour le projet proposé Adina Lithium, présente les étapes du développement et utilisation de composés de lithium :

Le processus de concentration de lithium est essentiellement mécanique. La densité élevée du spodumène est utilisée pour le séparer des autres minéraux présents dans la pegmatite, un traitement qu’on appelle séparation en milieu dense. Au final, le concentré contient environ 5 à 7% de lithium.

L’impact environnemental de l’extraction du lithium  

Les deux sources de lithium (roche dure et saumure) ont des impacts environnementaux très différents en raison de leurs processus d’extraction et du contexte environnemental/géologique dans lequel on retrouve les différentes formes de lithium. Il est important de souligner qu’il n’y a pas de source de saumure en Eeyou Istchee Baie-James.

L’extraction du lithium à partir de pegmatites – la méthode envisagée par Winsome – présente plusieurs avantages, dont la consommation d’eau moindre par rapport à l’extraction par saumure.

Une fois le minerai extrait, on procède ensuite au concassage et au tamisage afin de séparer le matériel qui deviendra éventuellement du lithium ou l’un de ses dérivés. Les techniques utilisées dans ce procédé sont assez simples et les paramètres faciles à contrôler.

L’exploitation d’une mine, qu’elle soit à ciel ouvert ou souterraine en fonction de la profondeur de la ressource, entraîne des perturbations du paysage et une perte d’habitat pour la durée de vie de la mine avant que le site soit réhabilité (une obligation au Québec et au Canada). Sommairement, les impacts environnementaux potentiels à gérer associés avec l’extraction de lithium sont similaires que tout autre projet minier, soit la perte temporaire d’habitat, les émissions de GES, la poussière, et la qualité de l’eau. Les impacts environnementaux potentiels sont gérés en fonction de leur niveau de risque afin de les réduire, voire de les éviter dans la mesure du possible, et surtout afin d’assurer la conformité avec l’ensemble des règlements applicables.

Les opportunités de recyclage, de valorisation et de circularité 

À l’instar du développement durable qui a pris une place majeure au sein de l’industrie minière ces dernières années, et permis aux sociétés minières de transformer leurs engagements environnementaux et sociaux en mesures concrètes sur le terrain, les principes de l’économie circulaire occupent une place centrale dans la filière batterie et des minéraux critiques et stratégiques dans la course vers zéro émission nette d’ici 2050.

95 % d’une batterie au lithium-ion peut être recyclée en de nouvelles batteries. Les métaux utilisés, dont le lithium, conservent leur valeur une fois la batterie obsolète, ce qui permet aux installations de stockage de les recycler. C’est le cas depuis 2012 au Canada, et ce à grande échelle, évitant ainsi les risques de contamination dans les décharges (RNC, 2025).